Chaque année, les JFE s’articulent autour d’un thème nouveau. Pour la 13ème édition des Journées du Film Ethnographique, le thème des croyances est mis à l’honneur. Ce thème résulte du choix collectif d’aborder un sujet brûlant de manière sensible, afin de le rendre accessible à tous grâce au média audiovisuel, et de sortir des schémas et stéréotypes dans lesquels nous sommes campés, particulièrement dans ce domaine qui touche aux convictions de chacun.
Pourquoi« Les Croyances »?
La 13ème édition des Journées du Film Ethnographique abordera cette année le thème des Croyances, comme un petit clin d’œil à ce monde, où « croyants » et « non-croyants » coexistent et s’opposent sur le terrain des valeurs fondamentales. Notre monde est-il en perte de foi ? Le savoir scientifique peut-il combler certaines lacunes de sens ? Quel est l’impact des idéologies culturelles sur les sociétés contemporaines ? Quelle idée du monde transmet-on à nos enfants ? Existe-t-il un pont entre les croyances enfantines et les croyances adultes ? Comment sont-elles constructives du monde ? Qu’est-ce que croire, ici et ailleurs, aujourd’hui et pour demain ?
Selon Lévi Strauss, le propre de l’anthropologie c’est que « les gens pensent et croient »… Son projet vise à mettre à jour les règles inconscientes qui sous-tendent la diversité des cultures humaines, à la manière des lois qui régissent la nature. Comparer ces modes de croire, ces systèmes de représentations, permet ainsi de déduire les cosmogonies propres à chaque culture, les différentes manières de concevoir et d’agir ce monde dans lequel nous vivons.
Il existe de multiples manières de croire, ce fait ne concerne pas seulement les croyances religieuses. De nouvelles manières de croire apparaissent ici et là, mélangeant les apports de la science, de la philosophie, de la religion… On peut croire en tout, comme on peut ne croire en rien… Les croyances ne sont pas exclusives les unes des autres, et semblent toutes à leur manière être porteuses d’actes.
Peut-être convient-il alors de traiter ce sujet qui soulève les passions en questionnant l’acte de croire, un acte fondamental de l’existence humaine. Subsiste un paradoxe : si à l’origine l’acte de croire relève d’un ressenti propre à chacun, d’une quête, lorsque l’idéologie prend le pas sur le sentiment de foi, elle peut devenir prétexte à toutes les dérives. Que faire quand le monde des croyances rejoint le monde des idées, quand

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